Chèques-repas à 10 € en 2026 : ce qui change et ce que ça rapporte en net

Publié le 10 juin 2026 · Temps de lecture : 7 min
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C'est LA nouveauté salariale de 2026 en Belgique : le montant maximum des chèques-repas est passé de 8 € à 10 € par jour presté depuis le 1er janvier. Une augmentation qui peut représenter plus de 400 € de pouvoir d'achat supplémentaire par an — totalement net. Voici ce qui change, pour qui, et comment en profiter.

Ce qui a changé au 1er janvier 2026

ÉlémentAvant 2026Depuis le 1er janvier 2026
Valeur maximale du chèque8,00 €10,00 €
Part patronale maximale6,91 €8,91 €
Part minimale du travailleur1,09 €1,09 € (inchangée)
Déductibilité fiscale pour l'employeur2 € / chèque4 € / chèque (si part patronale maximale)
Exonération ONSS et précompteOuiOui (maintenue)
⚠️ Attention : cette augmentation n'est pas automatique. Les chèques-repas ne sont pas un droit légal : leur octroi et leur montant relèvent d'une décision de l'employeur, encadrée par une CCT sectorielle ou d'entreprise, ou un accord individuel. Si votre employeur reste à 8 €, c'est légal. Bonne nouvelle toutefois : la hausse de 2 € est exclue de la norme salariale 2026, ce qui encourage les employeurs à l'accorder.

Pourquoi c'est de l'argent « 100% net »

Le chèque-repas est l'avantage extralégal le plus efficace du système belge : il est exonéré de cotisations ONSS et de précompte professionnel. Contrairement à une augmentation de salaire brut — dont il ne reste que 40 à 55% en net pour un salaire moyen —, chaque euro de chèque-repas arrive intégralement dans votre poche (moins votre contribution de 1,09 €).

Combien ça rapporte concrètement ?

Prenons un travailleur à temps plein avec environ 220 jours prestés par an, dont l'employeur passe au chèque de 10 € :

Calcul annuelMontant
Chèques reçus : 220 jours × 10 €2 200 €
Contribution personnelle : 220 × 1,09 €− 239,80 €
Avantage net annuel≈ 1 960 €
≈ 163 € net / mois

Pour obtenir le même gain via une augmentation de salaire brut, il faudrait — selon votre tranche d'imposition — une augmentation brute de 300 à 400 € par mois. C'est pourquoi le passage de 8 € à 10 € (+ 2 € × 220 jours = 440 €/an de pouvoir d'achat supplémentaire) est une véritable mini-augmentation déguisée.

Les conditions d'exonération

Pour rester exonérés d'ONSS et d'impôt, les chèques-repas doivent respecter des règles strictes : un chèque maximum par jour effectivement presté, délivrance sous forme électronique sur une carte nominative, contribution du travailleur d'au moins 1,09 €, part patronale plafonnée à 8,91 €, et validité de 12 mois. Si une condition n'est pas respectée, le chèque devient du salaire ordinaire — taxé et soumis à cotisations.

Et la suite ? Le cap des 12 €

L'accord de gouvernement fédéral prévoit une seconde augmentation vers 12 €, envisagée à partir de 2027. Mais attention : cette deuxième étape n'est pas encore décidée — elle dépendra de réglementations supplémentaires et des négociations dans les commissions paritaires. Nous mettrons cet article à jour dès que ce sera confirmé.

Écochèques et autres avantages exonérés

Les chèques-repas ne sont pas le seul avantage net : les écochèques (maximum 250 € par an, exonérés également) sont obligatoires dans de nombreux secteurs, et d'autres dispositifs existent — chèques sport/culture, indemnité de télétravail, abonnement transport remboursé. Pour une vue d'ensemble des leviers d'optimisation, consultez nos 10 stratégies pour optimiser votre salaire net.

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Sources et méthodologie

Cet article s'appuie sur l'arrêté royal du 17 novembre 2025 (exonération ONSS de la part patronale portée à 8,91 €), la législation fiscale publiée fin décembre 2025 (déductibilité portée à 4 €) et les publications officielles des émetteurs et secrétariats sociaux belges. Données vérifiées au 10 juin 2026.

⚠️ Disclaimer : contenu informatif. L'octroi des chèques-repas dépend de votre employeur et de votre commission paritaire. Pour connaître vos droits précis, consultez votre CCT sectorielle ou votre délégation syndicale.

Questions fréquentes

Quel est le montant maximum des chèques-repas en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, la valeur maximale d'un chèque-repas est de 10 € par jour presté (contre 8 € auparavant) : maximum 8,91 € à charge de l'employeur et minimum 1,09 € à charge du travailleur.
Mon employeur est-il obligé de passer à 10 € ?
Non. Les chèques-repas ne sont pas un droit légal : leur octroi et leur montant relèvent de l'employeur, d'une CCT sectorielle ou d'entreprise. L'augmentation à 10 € est une possibilité, pas une obligation — sauf si votre commission paritaire la rend obligatoire.
Les chèques-repas sont-ils imposés ?
Non, c'est leur grand avantage : ils sont exonérés de cotisations ONSS et de précompte professionnel, à condition de respecter les règles légales (un chèque par jour presté, carte nominative, contribution salariée d'au moins 1,09 €, part patronale plafonnée).
Combien rapporte le passage de 8 € à 10 € ?
Pour un temps plein d'environ 220 jours prestés par an, l'augmentation de 2 € représente 440 € de pouvoir d'achat supplémentaire par an, entièrement net. L'avantage total des chèques à 10 € atteint environ 1 960 € net par an après déduction de la contribution personnelle.
Les chèques-repas vont-ils passer à 12 € ?
C'est prévu dans l'accord de gouvernement fédéral, avec une échéance envisagée en 2027, mais cette deuxième étape n'est pas encore décidée. Elle dépendra de textes réglementaires supplémentaires et des négociations sectorielles.
Puis-je utiliser mes chèques-repas partout ?
Les chèques-repas servent à payer des repas et des aliments dans les commerces alimentaires, supermarchés, restaurants et certains commerces en ligne affiliés. Ils sont valables 12 mois et fonctionnent via une carte électronique nominative.
Un employeur peut-il remplacer une augmentation par des chèques-repas ?
Les chèques-repas ne peuvent légalement pas remplacer une rémunération existante (principe de non-conversion). En revanche, lors d'une négociation salariale, accorder ou augmenter les chèques-repas est souvent plus avantageux pour les deux parties qu'une hausse de brut équivalente.
SF
À propos de l'auteur — Sébastien Foulon

Sébastien Foulon est l'éditeur indépendant de MonSalaire-Net.be et de la famille de simulateurs financiers belges francophones (MonCrédit-Immo.be, MonBudget-Auto.be, MesAllocations.be). Basé à Kain (Hainaut), il développe ces outils gratuits pour aider les Belges francophones à comprendre leur fiscalité personnelle. Les calculs s'appuient sur les barèmes officiels du SPF Finances 2026 et sur les taux ONSS légaux.

⚠️ Les résultats sont des estimations indicatives. Pour un calcul officiel et personnalisé, consultez un secrétariat social agréé (Securex, SD Worx, Partena, Acerta, Group S) ou un comptable IPCF/ITAA.